Veolia Water Technologies lance la seconde étape de sa transformation digitale

Veolia Water Technologies lance la seconde étape de sa transformation digitale Veolia Water Technologies lance la seconde étape de sa transformation digitale © Veolia – Stephane Lavoue

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C’est une évolution logique. Après la migration de son informatique vers le cloud, Veolia Water Technologies enclenche l’étape d’après de sa transformation numérique. « Nous avons plusieurs idées, dont certaines ont été validées par des preuves de concept, confie Laurent Pulce, DSI de Veolia Global Entreprises, qui chapeaute cinq filiales du groupe, dont Veolia Water Technologies. Nous allons les proposer à la direction qui décidera ou non de les mettre en œuvre. »

Partager les outils

Le premier projet vise la mise en place d’ingénierie simultanée pour améliorer la collaboration interne dans le développement de nouveaux systèmes de traitement d’eau. « Aujourd’hui, nous avons 53 équipes d’ingénierie dans le monde qui utilisent le logiciel Autocad d’Autodesk, explique Laurent Pulce. Le problème c’est qu’elles disposent de versions différentes. Une hétérogénéité qui rend compliquée l’ingénierie simultanée. Sans compter les problèmes de coûts.« 

Veolia Water Technologies attend la sortie de Photon, une nouvelle fonctionnalité du logiciel Autocad qui rend possible son utilisation à travers une interface Web. Le logiciel pourra ainsi être centralisé pour être partagé à distance via le cloud. Une preuve de concept associant 15 équipes d’ingénierie dans 5 pays sera lancée en juillet 2016 sur le cloud d’Amazon Web Services. Avec un déploiement possible à partir de l’automne 2016.

vendre à la demande

Mais c’est dans l’Internet des objets que les pistes à l’étude sont les plus nombreuses. Veolia Water Technologies vend aujourd’hui des distributeurs d’eau pure comme des consommables dans le médical, l’industrie ou les labos. « L’idée est de vendre la consommation d’eau au litre, explique le DSI. Ce qui suppose de suivre en temps réel la consommation et de prévoir quand le distributeur sera vide pour anticiper son remplissage juste avant que l’eau qu’il contient soit totalement épuisée. » Pour cela, le projet est de doter les distributeurs de capteurs et de s’appuyer pour la récupération, l’ingestion et le traitement des données sur la plateforme Internet des objets dans le cloud d’Amazon Web Services.

Un démonstrateur de ce type a été réalisé sur un parc de 500 bombonnes de résine filtrante utilisées par les clients pour produire de l’eau pure nécessaire à leurs activités. Les bombonnes ont été équipées d’un capteur bon marché remontant des indicateurs comme la température, la pureté de l’eau ou le PH. Des informations moulinées au Machine Learning sur la plateforme Internet des objets d’Amazon Web Services pour évaluer le niveau d’usure de la résine et déterminer quand il faudra la régénérer. Aujourd’hui, la régénération de la résine est effectuée à la demande du client ou après la visite d’inspection d’un technicien. A ce stade, la décision de déployer le système de suivi automatique sur le parc, qui compte plusieurs dizaines de milliers de bombonnes en service, n’est pas encore décidée.

optimiser le contrôle

Laurent Pulce entrevoit un grand potentiel d’utilisation du Machine learning pour l’amélioration de l’efficacité énergétique et l’optimisation des procédés industriels. « Nous pourrons utiliser l’apprentissage statistique pour faire du prédictif et optimiser nos systèmes de contrôle industriels, explique-t-il. En fonction des prévisions météo, qui ont un impact sur l’utilisation de produits chimiques dans les bassins d’épuration d’eau, on pourra aider les clients à optimiser leurs procédés de traitement d’eau. C’est un service que nous leurs proposons aujourd’hui à partir d’un moteur de Machine Learning en interne. Nous envisageons de le faire passer dans le cloud.« 

Les 60 personnes, qui composent le service informatique, multiplient les expérimentations digitales. « Grâce à la souplesse et l’agilité du cloud, nous fonctionnons comme une start-up testant des tas de choses très vite et pour pas cher, estime Laurent Pulce. Nous nous sommes mis en position pour répondre rapidement aux besoins de transformation digitale des métiers. »

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