Violation du RGPD ? Google contre-attaque face à la Cnil

Google contre-attaque. Le géant américain a annoncé ce mercredi qu’il ferait appel de l’amende de 50 millions d’euros infligée en France par la Commission nationale de l’informatique et des libertés (Cnil) pour des manquements dans la protection des données de ses utilisateurs. Le groupe californien disposait d’un délai de deux mois pour faire appel de cette amende, la plus élevée jamais imposée à une entreprise en application du règlement général sur la protection des données (RGPD), devant le Conseil d’Etat.

 

Un délai écourté par la direction du géant du numérique, qui n’a pas souhaité patienter autant pour faire valoir sa défense. « Nous avons travaillé dur pour mettre au point un processus de consentement conforme au RGPD pour les publicités personnalisées aussi transparent et simple que possible », a défendu un porte-parole d’Alphabet, la maison-mère de Google. « Nous sommes aussi inquiets de l’impact de cette décision pour les éditeurs, les créateurs de contenus originaux et les entreprises technologiques en Europe et ailleurs. Pour toutes ces raisons, nous avons maintenant décidé de faire appel », a également fait savoir ce dernier pour justifier ce recours.

Pour rappel, la Cnil reproche au géant américain un manque de transparence vis-à-vis de ses utilisateurs en matière de données personnelles. L’autorité juge également que Google ne cherche pas à obtenir un véritable consentement de leur part quant à l’utilisation de leurs données.

Bruxelles cible aussi Google AdSense

Le recours intenté devant le Conseil d’Etat par Google intervient alors que le géant américain est mis sous pression sur le Vieux Continent. Outre la décision de la Cnil, le groupe pourrait également faire l’objet de nouvelles poursuites de la part de la Commission européenne pour des « pratiques anticoncurrentielles » sur le marché de la publicité en ligne.

En cause : sa régie Google AdSense, qui se trouverait actuellement dans le viseur de Bruxelles, selon certaines sources proches du dossier citées par l’agence Bloomberg. Lui est notamment reproché d’imposer le choix de sa plateforme comme régie exclusive pour les sites internet ayant recours aux services de la firme de Mountain View.

Comme le rapporte Bloomberg, des tractations seraient actuellement en cours entre cette dernière et Bruxelles pour résoudre l’affaire avant que celle-ci ne soit rendue publique. Le cas échéant, un nouveau front pourrait alors s’ouvrir en Europe à l’encontre du géant américain qui n’en demandait surement pas tant.

Go to Source


bouton-devis