VivaTech 2019 : Des abeilles à l’armée tout le monde est connecté

Pour la 3e année consécutive, le salon Viva Technology a connu une affluence monstre à Paris, porte de Versailles au premier jour de son ouverture. Des start-ups, aux grandes entreprises en passant par les institutions publiques, pas un organisme française n’échappe au tourbillon numérique.   

Plus de 100 000 personnes sont attendues sur l’édition 2019 de Viva Technology qui se déroule du 16 au 18 mai 2019 à Paris (Parc des Expositions à Porte de Versailles). crédit : D.F.

Entrer sur le salon Viva Technology (16-18 mai 2019) le matin constitue un exploit en tant que visiteur. Pour sa 3e édition qui s’est déroulée porte de Versailles à Paris, le plus grand salon Français du numérique et des nouvelles technologies – plus de 100 000 personnes attendues – joue plus que jamais la carte de l’international. De l’Afrique, à la Corée en passant par la Chine, les délégations étrangères se sont bousculées cette année aux portes – mais aussi dans les allées et sur les stands – en particulier dans le Hall 1 du parc des Expositions qui semblait d’un coup bien petit pour accueillir une foule particulièrement dense et compacte. Parmi les points d’orgue du premier jour de ce salon XXL, on retiendra les allocutions en séance plénière de Justin Trudeau, le premier ministre canadien, ou encore de Jack Ma, le CEO d’Alibaba ou encore du président de la République Emmanuel Macron.

Parmi la nuée de start-ups présentes sur Viva Technology 2019, Bee Life implantée au technopole de l’Arbois, entre Aix-en-Provence et Marseille, se distingue avec un projet innovant de ruche connectée, Cocoon. « Suite au phénomène de mortalité des abeilles nous avons imaginer la nouvelle génération de ruche connectée qui permet non seulement d’aider l’apiculteur à mieux gérer son cheptel avec les données de surveillance température, humidité et poids de la ruche mais aussi de traiter les principales causes de mortalité d’abeille tel que les variations de température et le varroa qui est un facteur majeur d’affaiblissement des colonies responsables de 50% de mortalité », nous a indiqué Naoufel Dridi, vétérinaire, chef de projet apicole et associé de Bee Life. Parmi les principales caractéristiques de Cocoon : des panneaux photovoltaïques, de la connectivité réseau bas débit et basse consommation LoRA, GPS, capteurs gyroscopiques, température, humidité, une balance… A noter que Bee Life s’est vue décerner le Grand Prix de France Entreprise Digital 2019 organisé par la rédaction du Monde Informatique. Un article et une interview du grand gagnant seront à retrouver dans nos colonnes la semaine prochaine.

bee life

Le docteur Naoufel Dridi, docteur vétérinaire et chef de projet apicole depuis 2013 en Tunisie a bénéficié d’un programme French Tech Visa Passeport Talent qui lui a permis de venir en France créer la société Bee Life à l’origine de la ruche connectée Cocoon. (crédit : D.F.)

Toujours originaire de la région PACA également, on notera sur le salon la présence du fabricant d’imprimantes 3D Volumic dont la solution (7 à 8 000€) se caractérise, d’après ses promoteurs, par une rapidité d’impression 3 fois plus importante que d’autres modèles concurrents, une compatibilité avec plus de 50 matériaux (dont certains bio-dégradables et recyclables) comme les caoutchoucs, le bronze, le cuivre, la pierre, le bois, etc. La finesse de gravure promise est du niveau du micron. Les champs d’applications couverts sont variés et vont de la réalisation de maquettes et de prototypes pour la fabrication de pièces de remplacement et d’outillage à la production en petites séries.

Des serres connectées soutenues par la région Grand Est

Les stands régionaux se bousculent sur VivaTechnology 2019, et celui du Grand Est fait sans doute partie des plus imposants avec plus d’une vingtaine de jeunes pousses représentées dont le spécialiste en analyse des données et des sentiments sur les réseaux sociaux, posts et tweets pour les entreprises du secteur financier, la start-up messine SESAMm a été lancée en 2016. En mars 2018, la société s’est distinguée en parvenant à lever 2,6 millions d’euros. Par rapport à d’autres solutions, SESAMm gère une palette de sentiments plus élevée (colère, peur…) permettant une compréhension beaucoup plus fine, en 7 langues. Faisant partie du pass French Tech, l’entreprise est pilotée par Pierre Rinaldi, CEO et co-fondateur, par ailleurs président de Lorntech. Autre start-up présente, l’alsacienne HypnoVR, positionnée dans l’hypnose médicale pour calmer les patients et les mettre dans un état propice à l’endormissement permettant d’alléger les doses médicamenteuses.

Myfood est quant à elle une société orientée sur les serres connectées en aquaponie (synergie entre les plantes et les poissons où ces derniers via leur déjection vont fournir des nutriments aux plantes qui vont filtrer l’eau pour les poissons) et permaculture (culture profonde de carottes, betteraves…). Elle permet aux particuliers de produire leur alimentation tout au long de l’année, sur un espace réduit avec une pousse qui s’effectue de façon verticale, avec objectif de produire une nourriture saine, fraiche exempte de toxines, produits chimiques et pesticides. « On utilise des capteurs intégrés et intelligents d’Atlas Scientific permettant de remonter toutes les 10 minutes des données de PH, température, d’humidité, d’électroconductivité dans la serre », nous a expliqué Johan Nazaraly, co-fondateur de Myfood. « On utilise un Raspberry Pi avec Windows IoT et un stockage Azure, et on utilise un réseau Sigfox pour remonter les données ». La société en actuellement en pleine levée de fonds via une campagne participative et des fonds qui vont l’accompagner dans son financement.

serres connectées

« On a un peu moins de 200 serres déployées sur 14 pays aujourd’hui avec objectif de faire un fois 2 cette année. On est présent aussi bien au Panama qu’au Quatar, en Corée, dans tout le Bénélux et l’Europe jusqu’à la Tunisie », a précisé Johan Nazaraly, co-fondateur de Myfood. (crédit : D.F.)

RedE, start-up nancéienne a créé de son côté un scooter électrique à destination des professionnels de la restauration de livraison pour le secteur de la restauration, dispose d’une batterie Lithium-Ion interchangeable, embarqué dans un châssis renforcé, permettant d’éviter un temps de charge entre deux livraisons. Déjà utilisé sur Paris et Nancy, la société compte comme clients notamment Pizza Hut, Sushi Shop, Frichti… « On espère que l’année prochaine, quand ils auront leurs trois ans de trésorerie, on pourra les faire passer en pass French Tech, entreprise vraiment d’excellence parmi les 120 en France, incubée dans l’accélérateur Paddock de Loratech Nancy », nous a expliqué Claire Crugnola, coordinatrice Lorntech. Par la suite, l’entreprise prévoit de livrer début 2020 un véhicule entièrement connecté, géolocalisé permettant de suivre l’autonomie en temps réel des scooters, un management de flottes optimisées intégrant des systèmes de tournée et de prédictibilité d’affluence des commandes. 

scooter connecté

Le modèle de scooter électrique connecté 3 roues de RedE, présenté en prototype sur Viva Technology 2019, est prévu pour juin 2020. (crédit : D.F.)

380 personnes au Labo d’Orléans pour accélérer l’innovation

Outre Grand Est, la région Centre Val de Loire bénéficie également d’une forte présence sur le salon, avec notamment une flopée de jeunes pousses portées par Le Labo, une structure ouverte depuis mai 2016 mais dont la construction s’est achevée il y a quelques mois. Plus de 380 personnes y travaillent. « On change un petit peu le positionnement, on était un incubateur d’entreprise, on devient un accélérateur d’innovation », nous a indiqué Selda Mennessier-Nguyen, chargée d’affaires innovation au sein du Technopole Labo. « Cela nécessite un financement particulier lié à l’innovation, ce n’est plus le public pépinière ». Concernant les jeunes entreprises présentes, Le Labo souligne la présence de Nuoo, des box de cosmétiques bio qui accélère dans le phydigital (box, e-commerce et boutiques physiques), Projet I/O et son interphone connecté Bonjour+ permettant à une personne via un QRcode, d’entrer en contact avec la personne absente, Draw Me A Garden pour dessiner un jardin en fonction du terrain et des conditions météo, BAM (paiement mobile chez des commerçants locaux avec cashback), PIM (reversement de frais bancaires à des associations), etc.

Orléans

« D’incubateur d’entreprise on devient un accélérateur d’innovation », nous a indiqué Selda Mennessier-Nguyen, chargée d’affaires innovation au sein du Technopole Le Labo. (crédit : D.F.)

Total et Sanofi : de l’innovation digitale grâce aux start-ups

Les grandes entreprises sont également présentes en force sur Viva Technology, avec notamment comme point commun de se lier avec des start-ups, aussi bien au niveau local qu’international, soit en les incubant ou en les accélérant directement, soit via un programme partenaires. « Nous sommes présents sur le lab Africa Tech pour la 2e année en partenariat avec Vinci Energies avec l’idée de montrer notre engagement dans l’écosystème d’innovation et start-up en Afrique  », nous a indiqué Michael Offredi, Digital Ecosystem & Innovation Officer chez Total. « L’idée est de montrer les thématiques d’innovation digitale qui nous intéressent dans le cadre de nos business. On a des choses sur l’accès à l’énergie, la mobilité durable et les problématiques d’économie circulaire, tous ces nouveaux modèles que l’Afrique met en oeuvre ».

Parmi les start-ups avec lesquelles travaille Total, Weego, déployée au Maroc et au Nigeria, qui résout un problème concret de perte de temps pour prendre les transports publics en Afrique. « A Dakar, selon cette start-up, on peut perdre jusqu’à 24 heures par semaine à attendre les bus, les transports publics », poursuit Michael Offredi. « Cette application permet de connecter une communauté d’utilisateurs des bus pour fournir, de façon géolocalisée, des informations sur les trajets des bus ». Présent au Nigeria également, la jeune pousse Solstice (dans laquelle Total est monté au capital via son fonds Emerging Market Fund de 50 M$) pallie à un problème d’accès à l’électricité dû au manque de fiabilité du réseau. « Les entreprises, hôpitaux, aujourd’hui mettent régulièrement en place des solutions de back-ups type générateur électrique sans faire appel à l’énergie renouvelable car c’était compliqué et pas automatisé. On touche à l’augmented grid, palier à la déficience du grid par une solution locale faisant appel à l’énergie solaire pour automatiser le switch en fonction des besoins en électricité », nous a précisé Michael Offredi. 

Total

« Nous sommes présents sur le lab Africa Tech pour la 2e année en partenariat avec Vinci Energies avec l’idée de montrer notre engagement dans l’écosystème d’innovation et start-up en Afrique  », nous a indiqué Michael Offredi, Digital Ecosystem & Innovation Officer chez Total. (crédit : D.F.)

La solution Solstice Energy Solutions, propriétaire, fonctionne avec la plupart des systèmes de back-ups énergétiques (générateurs solaires, sur batteries…) ayant un panneau de contrôle numérique sur lesquels le soft est interfacé sur le matériel ou web app, afin de faire remonter des informations de consommation, puissance et contrôler la bascule entre les différentes sources d’énergie. « Nous utilisons une connexion chiffrée bi-modale dédiée par modem cellulaire vers et depuis le cloud AWS et une base de donnée NoSQL Time Series, influxDB, pour stocker et gérer des informations d’énergie », nous a indiqué Cole Stites-Clayton, CTO de Solstice Energy Solutions.

Autre poids-lourd présent sur Viva Technology, le géant de la santé français Sanofi qui est venu accompagnée d’une armée de 24 start-ups sur son stand. Parmi elles Observia, déjà présente sur le salon l’année dernière, qui a travaillé avec Sanofi sur le développement d’une plateforme algorithmique d’accompagnement des patients atteints de maladie chronique par les pharmaciens d’officine. Conçue au sein du lab innovation 39bis ouvert fin 2017, cette solution se connecte au SI des pharmacies (phase pilote sur 10 sites) pour apporter des informations soit sur l’observance du traitement ou de régime du patient, l’activité… Des algorithmes d’IA permettent aux patients de faire apparaitre des conseils adaptés. « Nous avons développé un outil que l’on appelle l’arbre conseil qui a vocation à aider le pharmacien dans la compréhension de son client à lui, savoir qui il est, ses problématiques au quotidien en quelques clics et permettre au pharmacien d’apporter le conseil le plus personnalisé et savoir s’il a été suivi », indique Sylvain Bonnet, responsable développement d’Observia. En termes d’infrastructures, Observia s’appuie sur un cloud privé chez l’hébergeur en données de santé ATE.

Sanofi

Au centre : Isabelle Vitali, directrice innovation et business excellence chez Sanofi France. (crédit : D.F.)

Autre exemple de start-up travaillent avec Sanofi, CapCode, qui a conçu un chatbot conversationnel pour le bon usage des médicaments et faciliter les déclarations de pharmacovigilance. Objectif : répondre aux médecins avec des réponses sécurisées et validées au plan réglementaire et scientifique et rapide. « On a travaillé avec Orange Healthcare qui a une vraie expertise dans les bots, CapCode et des professionnels de santé sur des sujets de sémantique qui sont très particuliers en santé et sur la tonalité à donner au bot », a précisé Isabelle Vitali, directrice innovation et business excellence chez Sanofi France. Et Adel Mebarki, directeur général adjoint d’expliquer de son côté : « On a deux axes de travail avec Sanofi, à la fois on évalue l’agent conversationnel, son acceptabilité auprès des professionnels de santé et on développe un module de pharmacovigilance qui analyse les échanges pouvant avoir les personnes sur cet agent pour permettre à Sanofi d’être proactif et rapide dans les notifications à la haute autorité de Santé. » Un travail sur la validation des sources et leur traçabilité va par ailleurs être poursuivi dans les mois à venir. En termes d’hébergeur de données de santé, c’est sur OVH que CapCode s’est tourné. « On n’a pas de données personnelles de santé, patients mais il est important de montrer que l’on a une démarche éthique pour exploiter la data », précise Adel Mebarki.

Maintenance de matériels roulants dopée à la réalité augmentée à la Défense

Outre la Police et la Gendarmerie, l’Armée française s’équipe également année après année de matériels connectés et bénéficiant des dernières avancées technologiques. C’est notamment le cas de l’organisme de soutien inter-armées, étatique, en charge de la maintenance des matériels terrestres, soit environ 4 millions d’équipements. En termes de solutions, la SIMMT mène actuellement deux projets, Icar, en rapport avec la mobilité (smartphones et tablettes) pour des opérateurs susceptibles d’aller sur le terrain pour collecter des informations de manière fiable et accéder à de l’information au plus près des matériels. Les terminaux utilisés sont des modèles Samsung, durcis par la SIMMT avec des coques et des écrans spéciaux auxquels des ad-ons ont été ajoutés pour lire des identifiants QR-Code et des étiquettes RFID. « L’innovation n’est pas tant sur les terminaux eux-mêmes mais d’utiliser ces technologies toutes ensemble, lecture RFID, optique, reconnaissance vocale, capture photo, etc. avec protection des données pour fiabiliser la collecte des données », fait savoir Laurent Card, responsable au sein de la structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels terrestres (SIMMT) de l’Armée de Terre. 

Armée réalitée augmentée

Laurent Card, responsable au sein de la structure intégrée du maintien en condition opérationnelle des matériels terrestres (SIMMT) de l’Armée de Terre (à gauche) tient dans sa main une tablette Samsung durcie tandis que Joël Eustache, expert à la SIMMT effectue une démonstration de réalité augmentée avec pour scénario un remplacement de train avant d’un véhicule militaire via un casque Microsoft HoloLens V1. (crédit : D.F.)

Le second projet de la SIMMT est Dedal qui consiste à mettre en place des écrans tactiles dans les ateliers de réparation pour les véhicules roulants, à chenille ou à roues. « Le concept n’est pas de mettre une tablette dans les mains du maintenancier qui a les deux mains occupées par ces actes de démontage, mais plutôt une borne mobile avec écran tactile pour accéder à l’information alors qu’il est en train de réaliser un acte de maintenance », poursuit Laurent Card. D’autres cas d’usage sont à l’étude avec notamment de la réalité augmentée, avec un POC qui a montré tout l’intérêt de la faisabilité technique et de la pertinence de la réalité augmentée au profit des réparateurs. « Lors du POC les utilisateurs ont été agréablement surpris mais cela a montré des points importants à améliorer en termes de confort, de poids, d’occultation de la réalité, d’IHM faite par CGI et Start and Go qui doit être améliorée », indique Laurent Card. Un pilote avec la V2 des HoloLens devrait suivre dans les mois qui viennent.

Florence Parly

La ministre de la Défense, Florence Parly, sur le stand du ministère des Armées le 16 mai 2019 sur Viva Technology. Interpellée par la rédaction sur la percée et la pertinence des innovations au service de l’armée, la ministre n’a pu répondre – à chaud – à notre sollicitation. (crédit : D.F.)

Drones, fantassin connecté, réalité augmentée, etc. : où en sont les innovations technologiques dans l’armée ? Pour en savoir plus, la rédaction de LMI a pu s’entretenir avec Florence Pavie, chef de la division valorisation de l’innovation au sein du ministère des Armées. « Quand on parle de drones on s’intéresse aux drones de surveillance, moyenne altitude et drones MALE, on travaille aussi sur un drone de combat. On a acheté du Reaper américain, on est en train aussi de développer une solution européenne pour avoir une indépendance », nous a indiqué la responsable. En termes de drones de combat, la mise en oeuvre sur terrain opérationnel n’est pas prévue avant 2030.

Agence Innovation Défense

«On finance avec des appels à projets, des procédures de marché, on travaille avec les plus grands opérateurs », explique Florence Pavie, chef de la division valorisation de l’innovation au sein du ministère des Armées.

Le financement de l’innovation technologique en termes de réalité augmentée n’est pas uniquement ciblée sur la maintenance opérationnelle, mais aussi pour les fantassins. « C’est la finalité à terme. On finance avec des appels à projets, des procédures de marché, on travaille avec les plus grands opérateurs », nous a indiqué Florence Pavie. Objectif : améliorer le confort du fantassin, lui apporter davantage de protection, de connectivité mais également d’autonomie, sans alourdir sa charge. « On n’a pas à rougir sur le niveau de nos technologies et de nos innovations aujourd’hui surtout par rapport à l’effort investi, aujourd’hui de 750 M€ pour cette année porté à 1 milliard en 2022. Quand on voit ce que l’on produit avec ce montant là par rapport à l’investissement on est vraiment très productif ».

Stamina armée française

Stamina, un roller militaire doté d’un système de navigation autonome par vision artificielle pour le suivi d’itinérance sans GPS. (crédit : D.F.)

Les véhicules du futur (ou pas) aussi sur Viva Technology

Taxi volant

Viva Technology est toujours l’occasion de découvrir des projets de véhicules « du futur » plus ou moins farfelu. Celui de taxi volant parait réalisable d’ici 2025… (crédit : D.F.)

Voiture volante

… quant à celui de voiture volante Aeromobile rien n’est moins sûr. (crédit : D.F.)

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