Withings lance sa montre connectée « made in France » : découverte de la manufacture et ce que l’on en pense

Withings lance sa montre connectée « made in France » : découverte de la manufacture et ce que l’on en pense

Acquise en 2016 par Nokia, la stat-up spécialisée dans les objets connectés Withings est redevenu Withings en 2018. Un retour au bercail pour Eric Carreel, l’un des fondateurs, qui aurait récupéré son bébé pour 30 millions alors qu’il l’avait cédé deux ans plus tôt pour 170. De quoi remettre à flot l’entreprise et lancer de nouveaux projets s’enthousiasmait à l’époque du rachat le fondateur.

Et pour ce début d’année 2019, la nouvelle initiative de Withings se matérialise par une montre connectée, une déclinaison de sa Move, « made in France » et personnalisable. Quelque peu sceptiques sur cette appellation « made in France », nous avons visité la petite « manufacture »  située au siège de la marque à Issy-les-Moulineaux.

Made in France…à 80€

Pour qu’un produit bénéficie de l’appellation made in France,  40% de sa valeur doit être produite en France, c’est le cas pour ces Move personnalisables, conçus et surtout assemblés dans l’hexagone par une petite équipe de deux personnes comprenant une horlogère venue du groupe Richemont.

Pas de haute horlogerie et de grandes complications ici, mais un mouvement quartz japonais cerclé d’une carte pour les capteurs d’activité. De même, pas de boitier en acier ou de verre saphir, mais du polycarbonate et du PMMA pour le verre. Le fond de boite reste tout de même en acier. Pour offrir un ticket d’entrée de 80 euros, il faut juguler les coûts.

 

Une « vraie » petite manuf’

Nous avons été surpris par le soin apporté aux différentes étapes de l’assemblage manuel et le degré de personnalisation offert par une imprimante de cadran présente dans la manufacture.

Cette imprimante utilise des encres UV et présente une impression en relief, elle est capable de sortir 70 cadrans en 7 minutes. Elle permet surtout d’éviter l’accumulation des stocks, d’obtenir de la souplesse dans la production pour suivre les tendances et répondre à une clientèle BtoB souhaitant apposer sa marque sur les cadrans.

De la préparation de la commande avec les différents éléments (aiguilles, boitier, bracelet, carte/mouvement, cadran), jusqu’au test de l’étanchéité (50 mètres) et du fonctionnement des capteurs, en passant par l’assemblage, toutes les étapes sont réalisées à la main dans cette petite manufacture de 25 m2.

Ce que l’on en pense

Si le ticket d’entrée de ce tracker personnalisable est très accessible, on trouve l’essentiel pour le suivi de l’activité sportive et du sommeil, une étanchéité à 50m et une autonomie (assurée par une pile bouton) vendue pour 18 mois.
La personnalisation avec 5800 designs possibles est appréciable tout comme l’impression d’avoir un produit partiellement assemblé à la main.

La qualité perçue est logiquement plus discutable, la Move est entièrement en plastique, pas très valorisante. Un plus toutefois pour la légèreté, la montre s’oublie au poignet. Sur cette nouvelle ligne, Withings entend sortir 100 montres « made in France » par semaine, mais ne s’interdit pas de décliner sa manufacture dans d’autres pays. Eric Carreel entendrait d’ailleurs ouvrir une manuf’ aux États-Unis.

La Move personnalisée est disponible sur le site de Withings pour 79,95€.

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